C'est avec beaucoup d'émotion que je découvre ces images de la carte de membre du FCO et de la lettre, tapée avec mes petits doigts sur une pauvre machine à écrire dans le local de la rue Saulnier, par ailleurs siège de la rédaction de MUSIC'OL, un fanzine musical gratuit dans lequel j'officiais à l'époque en tant que rock critic et qui nous hébergait.
Le Fan Club Odeurs a eu en effet une (trop) brève et (fort) cahotique existence, et je n'ai gardé aucune pièce à conviction. Après la dizaine de numéros de SNIF Gadget amoureusement composés sur la photocopieuse de l'école de langues où ma mère travaillait (et illustrés par tout un tas de bénévoles, par Costric, par des fans — je me souviens de "Josie la Groupie", qu'est-elle devenue ?), les cérémonies de "toucher de nez" attirant toujours plus de monde (la plus merveilleuse restant celle de Bobino en 1983, dans la loge de Ramon que nous avions ligoté pour qu'il nous laisse faire), les concerts réunissant toujours plus de fans déchainés et prêts à tout pour approcher leurs idoles (Ah ! Pontault-Combault !, Ah Villemomble !...).
Bref, face à cet afflux de travail colossal, je décidais en 1984/85 de me faire seconder par un innocent membre du fan club, Victor Faismol (son nom est d'origine Normande je crois, il signifie "Fais la semoule"...), qui dès lors s'occupa du suivi auprès des 3.500.000 membres du FCO (je confirme ce chiffre, le premier qui conteste je le gifle !), me déchargeant (!!) d'une grande partie des responsabilités afférentes à mon poste de Président à Vie auto-proclamé. Mais le sens inné de l'organisation et la très grande rigueur professionnelle du camarade Faismol (dans le civil il travaille à la Poste, c'est vous dire !) nous conduisirent directement au chaos. Le navire commençait à faire naufrage, les dettes s'accumulaient, nous dormions sous les ponts, nous étions repoussants... et bien entendu, à cause de... "l'Odeur", plus personne ne voulait adhérer au FCO ! Je ne savais plus quoi faire pour redresser la barre...
Quand soudain... par chance, le groupe splitta et ce fut la fin du calvaire !
Merci Ramon ! Merci Odeurs ! Merci à vous, fans de toujours !
Amitiés odorantes
César Pompidou
Ancien Président du Fan club Odeurs,
Secte des Adorateurs de Ramon Pipin
PS: Je serai ravi que nous ayons la chance de relire bientot les numéros de SNIF Gadget et nous replonger dans cette époque bénie.