Vieux relents façon madeleines de Prout !
Date: 01 mai 2006 à 22:17
Sujet: Anecdotes


Grenoble, fin de l'hiver 80-81, avec mon pote Juju, étudiants en médecine fraîchement affranchis (par la petite amie d'un autre pote, pianiste de surcroit, qui exerçait la noble profession de disquaire à la Fnac et nous sortait régulièrement des galettes afin que, pôvre de nous, nous puissions les enregistrer sur K7... toute une époque, monsieur) de l'existence d'un groupe peu recommandable, nous allons assister à ce qui restera probablement notre meilleur concert (comme Dupontel, le grand Albert, on préférait, de loin, faire autre chose que de la médecine, mais hélas, à la différence de lui, nous avons tous mal tourné...) peut-être à égalité avec FZ (Zappa pour les ignares, ce qui en dit assez long sur l'estime que nous vouons à RPO), bref, nous allons à notre 1er concert d'odeurs !


Faits comme des rats, au 1er rang, on ne peut plus devant, le frisson intact de l'arrivée sur scène de la "tribu" par le fond de la salle, au rythme du Boléro de Ravel, le discours d'introduction de RP sur les vraies odeurs et les fausses nasales (à moins que ce ne soit l'inverse ?) avant d'envoyer le gros son avec "De quoi ?" puis d'enchaîner avec le "Mauvais goût dans la bouche", inutile d'insister sur la banane qui fendait l'intégralité des gueules présentes... Puis cette succession frénétique de chansons interprétées comme des "petits films", en costumes... Et le flash hallucinant de "Douce crème" avec ses mouillettes en bas et porte-jarretelles, LÀ, devant nous (qu'on aurait pû les toucher !), outrageusement pelotées (que c'est bon, que c'est bon... mais que c'est bon !) par Sharon Glory himself (du temps de sa splendeur... non, je déconne les mecs), ça vous marque à vie des scènes pareilles...

48 heures plus tard, j'entraîne d'autres potes au concert à la Bourse du Travail à Lyon, en sortant de la salle je décolle une affiche encore fraîche, on la fait sécher sur le capot de la bagnole en roulant sur l'autoroute (Roulez bourrés, on avait suivi le conseil très scrupuleusement) jusqu'à ce qu'elle s'envole...

Aprés 25 ans et 5 déménagements, elle est toujours religieusement sur le mur du fond des gogs (meilleure place n'est même pas envisageable, non?) afin d'inciter à une certaine décontraction sphinctérienne de bon aloi.

Étonnant,non?






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